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un bref instant de splendeur

d'Ocean VUong

      Un jeune Américano-Vietnamien raconte sa famille qui, brisée par la guerre du Vietnam, tente de surmonter le traumatisme en refaisant surface aux Etats-Unis. Que faire de cet héritage pour parvenir à vivre non seulement la souffrance, mais aussi la splendeur, aussi brève soit-elle ?  

      «Little Dog» n’a pas connu la guerre du Vietnam mais l’a vécu par sa mère et sa grand-mère, dont les crises, fréquentes, laissent entrevoir le traumatisme. Ils vivent désormais tous les trois aux Etats-Unis, à Hartford. Sa mère baragouine l’américain et ses interminables journées dans un salon de manucure ne lui laissent guère la possibilité de nouer un lien hors du cercle familial. À la maison, la barrière de la langue se creuse entre mère et fils et les poings maternels cognent régulièrement sans prévenir. La figure masculine reste, elle, quasi-continuellement hors-champ. 

Lettre

Dans une longue lettre adressée à sa mère, «Little Dog» tente de lui raconter ce qu’elle ne pourra en réalité jamais lire, elle qui a toujours été analphabète. Ses difficultés à se fondre dans la société américaine, son job d'été à la plantation de tabac, son homosexualité, les opioïdes, son attirance pour la beauté mais aussi la violence. Et l'écriture au travers de laquelle il trouve une forme de rédemption. 

Le premier tiers du roman m’a plu. Original, poignant, intriguant. Surtout la narration de la guerre du Vietnam au travers des yeux des femmes de sa famille et ses conséquences intimes. Ensuite le roman devient inégal et assez décousu. Les pages s’enchaînent sans se suivre, l’intérêt du livre s’essouffle et l'écriture elle-même pêche par moments autant qu'elle se relève à d'autres. Je ne partage pas l’engouement très fort qu’a reçu ce premier roman lors de sa parution aux Etats-Unis. 

Un bref instant de splendeur, d'Ocean Vuong

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marguerite Capelle

Editions Gallimard

En librairie le 7 janvier 2021.

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