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L'été où tout a fondu

De tiffany mcdaniel

Une chaleur qui prend à la gorge et une série d'événements étranges font vaciller le calme de la petite ville de Breathed dans l’Ohio. En cet été 1984, beaucoup voudraient voir dans cet enfant noir surgit de nulle part la cause de leurs maux. 

      L’arrivée de Sal dans la ville de Breathed, Ohio, survient juste après une annonce passée dans le journal local par le procureur Autopsy Bliss. Mi sérieux, mi provocateur, il a invité le Diable à leur rendre visite pour venir trancher son obsession liée à la quête du Bien. Quelle folie...

Jusqu’ici, l’année 1984 a été marquée, pour les Américains, par l’arrivée du premier Mac d’Apple, la sortie d’E.T. au cinéma et la mode du Pepsi. Loin de ce rêve américain, dans un Midwest rural où tout le monde se connait, l’équilibre est perturbé par l’arrivée de ce jeune garçon noir aux étranges yeux verts, Sal, qui semble échappé d’une ferme voisine. 

Paradis perdu 

Serait-il l’incarnation de cette créature des Enfers qui taraude l’Homme depuis des siècles ? Autopsy Bliss ne le croit pas et accueille l’enfant à bras ouverts. Sa femme, une excentrique qui craint la pluie et ne passe jamais le seuil de la maison, et ses deux garçons s’accommodent très vite de cette adoption. Grand, son aîné, mène sa vie d’adolescent admiré et c’est son cadet, Fielding, le narrateur, qui va passer l’essentiel de ses journées avec le nouvel arrivant. Sal invoque d’étranges prédications et se révèle extrêmement mûr pour son âge. Mais difficile de savoir si les accidents qui se multiplient peuvent lui être imputés. La situation s’envenime. Et cette chaleur qui fait fondre comme neige au soleil la glace à la vanille n’est pas pour apaiser les choses... 

Comme un clin d’oeil à sa narration, Tiffany McDaniel a posté en exergue de ses chapitres des citations du Paradis perdu de Milton. 

Ce premier roman, très maîtrisé et original, intrigue. Il interroge la foi, les croyances et la discrimination de l’étranger en même temps qu’il revêt une certaine nostalgie des jours heureux.

L'été où tout a fondu, traduit de l'anglais (États-Unis) par Christophe Mercier.

Editions Joëlle Losfeld.

En librairie le 30 mai 2019.

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